RETOUR A TIPAZA

2 juin 2010. Moi aussi, après lui, je suis de retour à Tipaza. La première 
fois,  c’était exactement le 9 décembre 1959 venant de Cherchell et allant vers Alger. La seconde, en 1986, pendant la semaine de Tchernobyl mais, à chaque fois, de façon fugitive.

Aujourd’hui, le choc est double.

On ne revient pas impunément sur des lieux qu’on a connu un demi-siècle plus tôt, surtout après les bouleversements radicaux survenus pendant cette période entre la France et l’Algérie, et dont je fus le témoin, parfois l’acteur, temporaire et partiel. Mais assez intense pour que je puisse dire : « Je suis né dans l’Ouarsenis à l’âge de 23 ans ».

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L’art de dire la même chose autrement, et en prendre ombrage

Résumé


Des chanteurs kabylophones ont chanté en kabyle mais aussi en arabe algérien (ci-après algérien*), conscients de la diversité linguistique de leurs auditoires algériens et maghrébins, tant en exil que dans leur pays d’origine. Ce qui s’interpréterait à première vue comme une simple posture commerciale, illustrée aujourd’hui par le plurilinguisme de la publicité privée depuis l’ouverture des marchés maghrébins, peut s’avérer être d’une signification bien plus importante au double plan anthropologique et sociolinguistique.                                               







Pour Abderrezek Dourari, linguiste et ancien membre de la commission de réforme du système éducatif, la politique d’arabisation serait à l’origine de beaucoup de dégâts dont le plus dangereux : l’éradication des élites algériennes arabisantes et francisantes. Pour réconcilier les Algériens avec leurs langues, il propose des pistes.


En tant que membre de la commission de réforme du système éducatif, que pensez-vous de la politique linguistique de l’Etat algérien…


La politique linguistique des Etats du Maghreb avait comme but déclaré de s’opposer au colonisateur. La culture et l’identité françaises y sont restées pendant 132 ans avec ses dimensions linguistiques (le français) et religieuse (christianisme).


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CNPLET, MEN Algérie et Laboratoire Paragraphe Paris VIII. Workshop international sur la dictionnairique des langues de moindre diffusion (le cas du tamazight) du 1 – 3 Juin 2010 Tipaza, Algérie. Université Paris 8, Cergy poissy, et l'université d'Alger Bouzaréah



Le CNPLET en collaboration avec le laboratoire PARAGRAPHE de l'Université PARIS 8 organise à Alger-Tipaza (Algérie) un workshop sur le thème « la dictionnairique de langues de moindre diffusion (le cas du tamazight) » Il est le prolongement des deux workshops qui ont eu lieu en 2008 sur « les TICE et les méthodes d'enseignement/apprentissage des langues » et fin mai 2009 sur « la normalisation, la numérisation et le e-learning » tenu à Tipaza (Algérie). Aujourd’hui, l’un des moyens les plus sûrs, pour la conservation et le développement des langues de faible diffusion et de fonctionnalité sociale réduite, est la confection de bases lexicales, et de corpus d’expressions de tous ordres compatibles avec une utilisation informatisée. L’apprêtement de ces corpus à un traitement automatique est une tâche fondamentale, se situant à l’intersection des préoccupations de l’informaticien et du linguiste, dont on ne peut faire l’économie à l’âge de l’Internet et de l’informatique systématisés. C’est sur la base d’une analyse linguistique sérieuse que pourra se réaliser une extraction automatique réussie des données selon le besoin fixé.
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